Une rencontre le 30 mars 2026 au Ghana entre Émile Zerbo, ministre burkinabè, et Larry Gbevlo-Lartey, envoyé spécial ghanéen auprès de l'AES, illustre un possible réchauffement entre les deux blocs. Cela fait suite à la tournée de John Dramani Mahama à Bamako, Niamey et Ouagadougou un an plus tôt, où il avait notamment proposé l'usage du port de Tema aux pays de l'AES.
Assiste-t-on à *un début de réchauffement diplomatique entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Cedeao* ? Jadis à couteaux tirés, et bien que des sujets de tensions persistent, les deux « blocs » semblent afficher une volonté d’apaisement. Dernière illustration : la rencontre, le 30 mars 2026 au Ghana, entre *Émile Zerbo*, ministre burkinabè de l’Administration territoriale, et *Larry Gbevlo-Lartey*, envoyé spécial du Ghana auprès de l’AES. L'émissaire d’Ibrahim Traoré s’est longuement entretenu avec le diplomate ghanéen. Un an auparavant, John Mahama Dramani s'était rendu à Bamako, Niamey puis Ouagadougou, et avait échangé avec Goïta, Tiani et Traoré. Pour John Dramani Mahama, l’enjeu est double : économique, d’abord, en proposant aux pays de l’AES de recourir au port de Tema, et sécuritaire surtout. Qu'en est-il des autres États de la sous-région ?
Publie par ipiachristian sur Postdy Link, le 8 avril 2026. Voir la discussion et repondre
